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10 jours de reflexion pour sauver l'automobile

Le secteur de l'automobile va mal et des mesures de relance doivent être annoncées fin janvier après les Etats Généraux de l'automobile lancés aujourd'hui.

Etats Généraux

Les Etats Généraux de l'automobile sont lancés, depuis ce matin, pour tenter de faire front à la crise économique mondiale qui touche particulièrement le secteur de l'automobile.

La mobilisation générale ordonnée par le Secrétaire d'état à l'industrie Luc Chatel s'accompagne de mesures supplémentaires d'aide de l'Etat dans ce secteur, qui seront annoncées en février par le président Nicolas Sarkozy.

Constructeurs, équipementiers et sous-traitants sont tous ensemble conviés à ces Etats Généraux de l'automobile qui doivent déboucher fin janvier sur un plan de relance et, tout le monde l'espère, sur l'abandon des menaces de licenciements massifs.

"La survie des constructeurs"

Carlos Ghosn, président de Renault-Nissan et de l'ACEA (Association des constructeurs européens) déclare dans Le Parisien: "cette crise brutale, mondiale, d'une ampleur exceptionnelle va profondément bouleverser le paysage automobile mondial. Ce qui est en jeu, dans les mois qui viennent, c'est la survie des constructeurs, des fournisseurs, des distributeurs". Il rappelle à ce sujet que les taxes imposées "made in France" représentent une part non négligeable des décisions de délocalisation dans des pays où les salaires sont moins élevés.

De son côté, Nicolas Sarkozy propose l'aide de l'Etat aux constructeurs s'ils s'engagent à ne pas délocaliser. C'est "donnant donnant", dit-il. 700 000 emplois directs et 2,5 millions d'emplois indirects seraient en jeu dans ce qui peut ressembler à un dialogue de sourds mais la volonté de l'Etat est affirmée par le président.

Primes et taux réduits

Pourtant, les mesures gouvernementales semblent efficaces. La prime à la casse de 1000 euros semble avoir enrayé l'effondrement des ventes de voitures neuves. RCI (Renault) et PSA Finance ont bénéficié de prêts à taux réduits à hauteur d'un milliard d'euros. Enfin, 300 millions ont été injectés dans un fonds de soutien à la sous-traitance.

Du côté de Brussel, les demandes d'assouplissement des règles d'aide de l'Etat exprimées par Christine Lagarde n'ont pas reçu d'écho favorable.

On attend alors que le Commissaire européen à l'Industrie, Günter Verheugen, présente les mesures envisagées par l'Europe.

Photo: Flickr

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