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F1 circuits mythiques ou les circuits de légende de la F1

Seuls 69 circuits automobile ont été utilisés dans le cadre d’au moins une manche des 63 championnats de Formule 1. La plupart sont régulièrement modifiés voire largement transformés. Par exemple, le Nürburgring utilisé de nos jours n’a en commun avec son ancêtre que le nom et la situation géographique. Nous avons établi le top 5 des circuits de légende.

F1 : circuits mythiques

En cinquième position, Suzuka (Japon) est aujourd’hui le circuit préféré de la plupart des pilotes. Présent en F1 depuis 1987, il est le seul circuit en forme de 8, donc tournant autant à gauche qu’à droite. Très technique, il met à la fois le talent du pilote et la qualité des machines au premier plan. Le virage le plus fameux est le 130R, un gauche dangereux et étroit qui passe de justesse à fond. Toujours disputé en fin de saison, le titre s’y joua à de nombreuses reprises, notamment entre Prost et Senna qui s’y accrochèrent en 1989 et 1990. Michael Schumacher a remporté six victoires sur ce circuit.

En quatrième position, Monza (Italie) est le temple de la vitesse. Une ambiance unique assurée par les tifosi acclamant chaque passage des Ferrari, et célébrant toutes les victoires de la Scuderia avec une rare ferveur. Au départ, Monza n’était composé que de lignes droites reliées de virages rapides. A quatre reprises, l’anneau de vitesse fut même utilisé pendant la course mais fut abandonné suite au terrible accident de Von Trips en 1961, causant la mort du pilote Ferrari ainsi que de 11 spectateurs. Par la suite, la configuration de la piste faisait en sorte que les courses étaient extrêmement disputées. En 1971, les cinq premiers de la course se tenaient à l’arrivée en quelques dixièmes de secondes, mais dès 1972, des chicanes ont été ajoutées pour freiner la vitesse moyenne des F1. En 2004, Juan Pablo Montoya boucla un tour de qualification à la vitesse moyenne record de 262 km/h.

En troisième position, Monaco est le circuit le plus célèbre du monde, mais cela tient plus au prestige du Grand Prix qu’à son tracé proprement dit. Le challenge à Monaco pour les pilotes est l’étroitesse de la piste et la proximité des rails. Nelson Piquet disait que piloter là-bas était comme faire du vélo dans son salon. Certains pilotes adorent, d’autres détestent courir en principauté. Mais tous rêvent de décrocher la victoire, car gagner à Monaco est presque aussi important que de remporter le titre. Pour les fans, voir une F1 dans le tunnel à 300 km/h est un spectacle époustouflant. Ayrton Senna a remporté six fois l’épreuve monégasque.

En deuxième position, Spa-Francorchamps (Belgique) est le dernier circuit à l’ancienne présent au calendrier, même s’il passa de 14 à 7 km lors de sa réapparition en 1983, après avoir fait les beaux jours de la F1 des années 1950 et 1960. Spa est un circuit vallonné connu pour ses morceaux de bravoures : Pouhon, Blanchimont, Eau Rouge. Ce double virage, Raidillon / Eau Rouge, est l’enchainement le plus célèbre de la saison. Les pilotes y subissent une compression à 300 km/h et la voiture perd une fraction de seconde tous ses appuis. La sortie du virage est en aveugle au sommet de la montée. Jusqu’à quelques années encore, passer cet enchainement à fond était un véritable challenge. Aujourd’hui, la qualité des F1 fait que cette difficulté s’est amoindrie. Ce circuit est de ceux qui discriminent les pilotes, et ce n’est pas un hasard si Schumacher, Senna, Clark et Räikkönen furent considérés comme les spécialistes de Spa.

F1, circuits mythiques et pilotes de légende

Nürburging : un circuit mythique

En première position, le Nürburgring (Allemagne) original, c’est-à-dire le Nürburgring Nordschleife (comprendre « boucle nord »), a atteint le statut de véritable mythe. Ce circuit de 22,8 km et 176 virages était un casse-tête à mémoriser pour les pilotes, car chaque virage devait être négocié de manière optimale. Ce circuit tracé dans la forêt était surtout très vallonné (les pilotes décollaient plusieurs fois par tour) et extrêmement dangereux. 22 Grands Prix y ont été disputés, et cinq pilotes y trouvèrent la mort en F1. En 1976, l’accident presque fatal de Niki Lauda scella définitivement l’avenir du circuit dans le championnat du monde. Du point de vue sportif, Fangio y réalisa en 1957 une des plus belles démonstrations de pilotage de l’histoire de la F1. Ayant perdu plus d’une minute aux stands, il imprima un rythme hallucinant, battant en course son chrono des qualifications de huit secondes, pour s’imposer avec trois secondes d’avance sur Hawthorn après 3h30 de course. Ce fut sa dernière victoire, la troisième sur ce circuit, une performance qu’égalera Jackie Stewart.

F1 : circuits mythiques et pilotes français

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