Excite

L'époustouflante carrière de Sebastian Vettel

L’an passé, Vettel avait été sacré de justesse, en abordant la dernière course en outsider, après avoir perdu de nombreux points sur accrochage ou casse mécanique. Cette année, le jeune Allemand a écrasé le championnat du monde en remportant 10 des 16 premiers Grands Prix. Retour sur la carrière de Sebastian Vettel, de son ascension fulgurante chez Toro Rosso à sa consécration chez Red Bull.

Plus jeune champion du monde de l'histoire

Sebastian Vettel, né le 3 juillet 1987 dans la petite ville d’Heppenheim, se passionne très vite pour le karting. Soutenu par Red Bull dès l’âge de huit ans (un record) via son programme de détection des jeunes pilotes, la carrière de Sebastian Vettel en monoplace débute en 2003 dans le championnat allemand de Formule BMW. Deuxième la première année, il remporte le titre en 2004 après avoir remporté 18 des 20 courses au programme ! Il passe les deux saisons suivantes en Formule 3 Euroseries, championnat qu’il ne remportera pas puisqu’il terminera derrière Hamilton et Sutil en 2005, et derrière son équipier Di Resta en 2006.

Ce relatif échec n’entame en rien son ascension vers la Formule 1, puisqu’il effectuait déjà en parallèle des essais dans la catégorie reine. En tant que champion de Formule BMW, Vettel avait déjà réalisé à l’âge de 18 ans seulement un test sur Williams-BMW, puis chez BMW Sauber en 2006. Lorsque le troisième pilote de l’équipe Robert Kubica remplace Villeneuve à partir du Grand Prix de Hongrie, Vettel devient le troisième pilote BMW et participe régulièrement aux premiers essais libres des Grands Prix et y signe des chronos impressionnants. En 2007, bien qu’appartenant toujours à la filière Red Bull, il poursuit son rôle de troisième pilote BMW Sauber, et sera titularisé lors du Grand Prix des Etats-Unis en remplacement de Kubica, blessé au Canada. A l’âge de 19 ans, il se qualifie 7e et se classe 8e en course, devenant le plus jeune pilote à marquer un point. Impressionné, Red Bull décide de le placer dans son junior team Toro Rosso pour les sept dernières courses de la saison, après avoir limogé Scott Speed. Au Grand Prix du Japon, sous des trombes d’eau, il occupe la troisième place derrière Hamilton et la Red Bull de Webber, lorsqu’il percute ce dernier sous régime de voiture de sécurité. Non seulement il abandonne alors qu’un podium était possible, mais en plus il prive Red Bull de sa possible première victoire en Grand Prix avec Webber. Très affecté par cet accrochage, il se rattrape en Chine lors de la course suivante en se classant 4e, un résultat inédit pour Toro Rosso. La saison suivante est incroyable puisqu’au sein de sa modeste équipe, il rentre à 9 reprises dans les points et surtout signe pôle et victoire sous la pluie au Grand Prix d’Italie. Il devient alors le plus jeune pilote à réaliser une pole position et à remporter un Grand Prix.

La carrière de Sebastian Vettel progresse en toute logique lorsqu’il est transféré au sein de l’équipe Red Bull en 2009, au moment même où cette dernière devient compétitive. Dès le troisième Grand Prix, il remporte la première course de l’équipe, et trois autres suivront. Il échouera cependant à conquérir le titre face à Jenson Button qui a dominé la première partie de la saison. Il devient l’un des favoris en 2010, au volant de la meilleure monoplace du plateau. Mais Vettel est encore jeune et va faire de nombreuses erreurs, notamment au Grand Prix de Turquie où il accroche son équipier Webber alors qu’ils étaient premier et deuxième. En Belgique, il percute Button et après les deux tiers du championnat, il n’est que 5e au général et largement distancé par Webber, alors leader.

Vettel va pourtant dominer les quatre derniers Grands Prix. Malgré une casse moteur, trois victoires et une course ratée des deux favoris au titre, Alonso et Webber vont lui permettre de devenir à 23 ans le plus jeune champion du monde de l’histoire. Fort de son titre, il est presque imbattable en 2011 et devient l’homme fort de l’équipe Red Bull. Il remporte deux tiers des courses de la saison alors que Webber n’en gagne aucune. Hormis une quatrième place chez lui en Allemagne, il monte sur tous les podiums (à ce jour, 16 des 19 Grands Prix ont été disputés). Une domination qui rappelle celle de son compatriote et modèle, Michael Schumacher. Sauf que Vettel est déjà double champion du monde et vainqueur de 20 Grands Prix à un âge où Schumacher n’avait remporté qu’une seule course.

Jusqu'où ira Vettel ?

Dès son début de carrière, Sebastian Vettel connut en Formule 1 une ascension météorique. Inconnu du grand public il y a 5 ans, il a désormais un des douze plus beaux palmarès de l’histoire de la F1. Certains spécialistes pensent même qu’il pourrait battre un jour les records de Schumacher. Pour cela, il lui faudrait durer en F1, ce qui est hautement envisageable tant Vettel semble s’amuser dans ce qu’il fait. C’est un jeune homme passionné, qui a su rester simple malgré son inévitable statut de star. Mais collectionner les victoires et les titres ne sera pas si aisé ; à une époque où les écarts sont serrés comme jamais, on n’imagine pas une équipe et un pilote dominer au point où certains l’ont fait par le passé. L’avenir nous dira donc jusqu’où le phénomène Vettel va bien pouvoir aller.

France - Excite Network Copyright ©1995 - 2019