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La faillite de Chrysler est prononcée

Le grand constructeur automobile américain Chrysler a demandé à être placé sous le chapitre 11. Cette loi sur la banqueroute met officiellement la compagnie en faillite la libérant ainsi de ses créanciers.

Le tout pour le tout

Pourtant tout avait été tenté pour que les créanciers abandonnent la dette substantielle de Chrysler à leur égard. Les principaux intéressés, les grandes banques comme CityGroup, Morgan Stanley, JPMorganChase avaient donné leur accord pour effacer les près de 7 milliards de dollars de créance du groupe contre une indemnité de 2,25 milliards de dollars en numéraire.

Malgré cela, les petits créanciers, eux, ne l'ont pas entendu de cette oreille et ont refusé l'offre du gouvernement.

Chrysler saute le pas

Alors que l'on escomptait aujourd'hui l'issue positive d'un accord avec le groupe Fiat, intéressé par la reprise de Chrysler, le groupe américain a sauté le pas sans attendre la réponse de l'italien et s'est mis sous la "protection" du chapitre 11.

Mais cela n'a sans doute pas été fait sans réflexion puisque cette procédure de dépôt de bilan à l'américaine va permettre à Chrysler à continuer son activité sans avoir à répondre des créances qu'il ne parvient plus à régler. Tout cela, bien entendu, en attendant une issue de reprise ou de fermeture définitive.

Fiat sur les rangs avec le soutien du Canada et de Barack Obama

Cette mise en faillite va également faciliter l'éventuelle reprise par le groupe Fiat. En effet, la compagnie américaine n'étant plus sous le joug de ses créanciers, Fiat va pouvoir trier le bon grain de l'ivraie parmi les actifs de Chrysler qui lui paraissent intéressants, abandonnant les autres en route.

On apprend d'autre part que, si cet accord est signé avec Fiat, le Canada se montre prêt à apporter un soutien financier substantiel qui autoriserait le groupe américain à continuer sa production en attendant la restructuration.

Barack Obama avait quant à lui l'idée de restructurer Chrysler pendant sa mise en faillite. Mercredi, il avait déclaré être très confiant et avoir "en fait plus d’espoir qu’il y a 30 jours dans le fait que nous puissions trouver une solution viable qui maintienne la compagnie Chrysler viable".

Photo : daylife.com/europe-miniatures.com

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