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Les détecteurs de radars sont-ils légaux ?

Attention, la sécurité routière veille au grain. Plus de 4000 radars, dont près de 900 radars mobiles, sont ainsi déployés sur l’ensemble des axes routiers. Leur mission : sanctionner les chauffeurs indélicats, conducteurs qui sont de plus en plus tentés par l’achat d’appareils censés les repérer. Mais est-ce bien légal d’en posséder?

Les détecteurs proprement dits, qui permettent de déceler la présence de radars en envoyant des ondes, sont strictement interdits. Leur utilisation est sanctionnée de manière draconienne : perte de 6 points, contravention de 1500 €, trois ans de suspension du permis et confiscation du véhicule.

Mais, depuis janvier 2012, les mêmes peines sont encourues pour l’utilisation des avertisseurs. Eux ne détectent pas les ondes des radars, mais signalent leur position, comme un GPS, grâce à une base de données mise à jour régulièrement.

Après cette interdiction, les grands acteurs de ce marché (Coyote, TomTom) ont dû changer de stratégie. Dorénavant, ils commercialisent des «assistants d’aide à la conduite» (AAC), parfaitement légaux. Concrètement, les appareils n’indiquent plus l’emplacement précis des radars, mais annoncent la présence d’une «zone dangereuse» de 2 à 4 km qui se recoupe souvent avec la présence d’un radar.

Pour Chantal Perrichon, présidente de la Ligue contre la violence routière, il s’agit là d’une hypocrisie en bonne et due forme : «Ce changement de terminologie ne trompe personne. Le gouvernement a fait un marché de dupes en permettant aux avertisseurs de radars de continuer à être commercialisés moyennant un toilettage cosmétique».

Ce que récuse totalement Pierre Chasseray, délégué général de 40 Millions d’automobilistes. Les AAC «fournissent toute une gamme d’informations pratiques aux automobilistes, limitation de vitesse affichée en permanence, présence d’embouteillage qui permettent de limiter les accidents et de conduire plus sereinement», assure-t-il. En revanche, il pointe du doigt l’apparition d’une pléthore d’applications sur smartphone, dont certaines continuent non seulement d’indiquer la position précise des radars mais n’hésitent pas non plus à signaler à leurs utilisateurs la présence de contrôles d’alcoolémie. Et ça, c’est illégal.

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